ATELIER

Travail qui relie spiritualité & politique

Où ?

Campus de la transition à Forges (77)

Gare ?

À 20mins de la gare de Montereau

Quand ?

4 au 6 avril 2026

Intentions

Le Travail qui Relie est un processus de soin collectif créé par Joanna Macy, écoféministe américaine, dans les années 1970. Il s’agit d’un voyage en spirale pour accueillir nos souffrances liées à la destruction du monde, pour retrouver du sens et de la puissance dans nos actions, dans l’intention d’agir pour soutenir le Vivant.

Nous proposons un espace pour retisser le lien entre l’engagement spirituel et le militantisme, entre la foi, le soin et la lutte. Ces deux jours serons l’occasion de faire un travail collectif de guérison et de réenracinement. Il s’agit de questionner notre rapport à la foi, à la terre, à nos ancêtres — y compris les lignées effacées, les héritages spirituels et culturels de l’Europe préchrétienne, souvent délaissés ou remplacés par des références extérieures (Lakota, Kogi…).

Nous essayerons d’adopter une approche décoloniale et consciente des rapports de pouvoir dans l’exploration de ce besoin d’aller chercher ailleurs nos racines spirituelles : qu’est-ce qu’il dit de notre imaginaire collectif ? Comment retrouver des formes de reliance ancrées ici, dans nos corps, nos territoires et nos mémoires ?

C’est aussi un travail d’imagination : réhabiliter la part de fiction dans nos récits, comprendre que se raconter autrement peut être un acte de foi et de transformation politique. Relier ainsi la spiritualité et la politique, c’est rouvrir un espace pour un militantisme régénérant, incarné et joyeux, au service du Vivant sous toutes ses formes.

La spirale

À travers ce processus en 4 étapes, on s’invite à traverser nos peurs, colères, et tristesses pour mieux se rappeler de la source créative de vie qui bouillonne en nous  !

1. S’enraciner dans la gratitude

Dans les cosmologies africaines, rien ne commence seul : les vivants, les ancêtres et la terre forment une même conversation. Cette première étape nous invite à prendre appui sur qui est déjà là, ce qui était avant nous, pour plonger dans la peine. S’ancrer dans le sol et dans nos lignées, c’est aussi se sentir soutenu par ce qui nous porte de plus grand pour passer les moments difficiles.

2. Honorer notre peine

Parfois, exprimer nos peines en collectif nous libère du poids de porter seul.e des deuils et pertes. Reconnaître l’universalité de la douleur, c’est aussi se rappeler celleux qui l’ont traversée pour trouver leur vérité. La peine est aussi la soeur de l’amour, et la ressentir nous permet aussi de cultiver des espaces de foi, de courage, et de puis.sens d’agir.

3. Porter un nouveau regard

Nous vous proposerons dans cette étape des échanges sur la résilience à travers le prisme de nos différentes perspectives sur le monde, en apportant en particulier des regards philosophiques et spirituels afro-descendants – en résonances avec les nôtres. Nous croyons que c’est en accueillant la multiplicité, la nuance et les contradictions d’un dialogue inter-foi (militantes) que nous pourront nous enrichir.

4. Aller de l’avant

Avancer, c’est trouver notre juste place et contribution au monde aujourd’hui en sachant que nous notre existence au présent est un petit maillon de la chaîne (mais essentiel) qui relie passé et futur. Cette étape est celle de l’engagement situé : parler depuis nos lignées, nos corps et nos communautés. Nous pourrons penser à comment panser nos blessures transgénérationnelles et habiter nos territoires vivants, intimes et politiques, avec en conscience la mémoire de celleux qui nous ont précédé dans ce chemin.

Nos inspirations

🪶 1. Philosophies afro-françaises des territoires ultra-marins.

🕊 2. Traditions africaines religieuses du continent.

🌿 3. Écoféminismes.

🤲 4. Le soin relationnel.

L’oiseau Sankofa du peuple Akan au Ghana vole en regardant en arrière : il nous enseigne que l’on ne peut pas avancer si l’on ne sait pas d’où on vient. Pour construire un véritable changement sans être dans une agitation qui nous fait faire du sur-place, il s’agit d’abord d’allonger ses racines…

Au programme

Quelques exemples des pratiques de l’atelier :

◊ Exercices seul.es, en duo, petits et grand groupe

Rituels de transformations & célébrations

◊ Exploration de notre motivation à œuvrer pour le Vivant

◊ Exploration imagination, créativité, sens, émotions

◊ Co-construction d’un cadre de sécurité psychologique et relationnelle

◊ Processus dynamique avec les autres êtres qu’humains

Pour qui ?

Pour toutes les personnes qui :

◊ Veulent explorer les possibles qu’offre la rencontre spiritualité et politique

→ qui souhaitent explorer comment la foi nourri leur engagement et inversement

◊ Ressentent de l’éco-anxiété, colère, peur, stress pour le futur

→ se sentent dépassées par l’ampleur des injustices systémiques ou épuisées par le stress minoritaire

◊ Engagé.es et qui peuvent parfois s’épuiser, burn-out militant

◊ Veulent s’engager mais se sentent seul.es, paralysé.es, impuissant.es

◊ Aimeraient trouver leur place dans la co-construction d’un monde respectueux du Vivant

◊ Ressentent une dissonance entre leurs valeurs et leurs modes de vie

◊ Ont besoin de recréer du lien sensible avec les autres et le reste du vivant

Les facilitateurices

Nous avons toustes les deux suivis la formation de 150h “Faciliter des ateliers de Travail qui relie en sécurité psychologique et relationnelle” avec Florence-Marie Jégoux.

Ébène

J’ai grandi dans une famille laïque où la spiritualité se vivait dans les gestes. En me découvrant queer, j’ai cherché une voie qui mêle syncrétismes, bouddhisme, polythéisme et lien à mes ancêtres.

Marqué par les déracinements coloniaux et les traumas du sièce dernier, j’ai coù^ris que nous sommes nombreuxses à chercher un ancrage territorial abîmé par l’histoire.

Entre militantisme fragmenté et cercles spirituels pas tout à fait décolonisés, j’ai trouvé dans le Travail qui relie un espace possible pour retisser sans antagonisme nos liens politiques et spirituels et inventer des récits qui guérissent.

Au plaisir d’explorer tout ça bientôt !

Ninon Cornuau

Joyeuse militante écoféministe

Il y a quelques années, je ne trouvais pas ma place. Je fréquentais des collectifs militants où le travail personnel et la dimension sensible me manquait cruellement, et même nous amenait à reproduire les schémas de domination que nous tentions de fuir.

D’un autre côté, lorsque je fréquentais des cercles autour de la spiritualité, l’engagement militant et collectif pour transformer notre monde me manquait pour me sentir pleinement alignée et faire sens.

C’est ainsi que je suis tombée dans la marmite du Travail qui relie, une rencontre entre le travail personnel et relationnel, l’action sociale et écologique, spiritualité et régénération.

Par ailleurs je suis aussi accompagnante de collectifs et facilitatrice de cercles de femmes.

J’ai maintenant conscientisé que ma joie est plus mon grand levier dans mon militantisme et que je nourris cette dernière à travers ma connexion sensible au Vivant.

Je suis très heureuse de vous accueillir dans cet espace avec Ebène, pour qu’ensemble nous allions explorer la magie au service du changement de cap de notre société !

Le campus de la transition

Le Campus de la Transition est un lieu collectif d’engagement et d’expérimentation de la transition. C’est à l’origine un lieu fondé par une communauté de bonnes soeurs et qui se veut aujourd’hui a-confessionnel, voilà pourquoi nous imaginons qu’il est un lieu intéressant où favoriser un dialogue spirituel et politique sans dogmatisme.

Infos utiles

Date : Du samedi 4 avril  14h au lundi 6 avril   à 16h

Lieu : Campus de la Transition à Forges 77130. Accessible en transport en commun (train, RER, bus).

Plus d’infos sur l’accessibilité du lieu ici

Repas frais et locaux cuisinés sur place par nos hôtes.

 Tarifs :

Hébergement chambres partagées + pension complète pour 2,5 jours : 106€

Animation par 2 facilitateurices : Nous vous proposons une grille tarifaire anti-classisme (le classisme est la discrimination des personnes en fonction de leur classe sociale et de leurs possibilités économiques).

 – Tarif classe sociale aisée :  300€ ou plus (permet de proposer plus de places en tarif classe social précaire).

 – Tarif classe sociale pas aisée : 200€

 – Tarif classe sociale précaire : 140€ (RSA et minimas sociaux)

 Nous ouvrons 4 places avec tarif classe sociale précaire.

Inscription : remplir le formulaire ci-dessous + versement 165€ arrhes.

Attention nombre de places limité.

Question : contact@entrecroisement.fr

Aide pour se situer

Voici quelques repères pour vous aider à vous situer :

Tarif classe sociale aisée

“Je suis confortablement en mesure de répondre à mes besoins fondamentaux, j’ai un logement stable, un emploi bien rémunéré, un accès aux soins de santé, j’ai un passeport occidental, un accès à des économies, je peux me permettre des vacances, j’ai peut-être un héritage à venir, je suis financé par un organisme…”

Tarif classe sociale pas aisée

“Je réponds à mes besoins essentiels la plupart du temps, j’ai une situation de logement et de travail irrégulière mais j’ai quand même des revenus, accès aux soins de santé, aux aides publiques et aux réseaux de solidarité, je peux me permettre des vacances et des dépenses exceptionnelles de temps en temps ”Tarif suggéré Normal

Tarif classe sociale précaire

“Je suis stressé(e) par la satisfaction de mes besoins fondamentaux et il m’arrive souvent de ne pas les satisfaire, j’ai des dettes ou je dois soutenir des personnes de mon entourage, j’ai une situation professionnelle et de logement très instable, un accès limité ou je n’ai pas accès aux soins de santé et aux aides publiques, je ne peux pas me permettre de prendre des vacances ou d’effectuer de petites dépenses imprévues…”Tarif suggéré Solidaire.

Prenez le temps de sentir où se situe votre situation actuelle dans l’échelle ci-dessus, il se peut qu’elle se situe entre deux descriptions, alors n’hésitez pas à ajuster votre prix là où il vous semble juste. N’ayez pas peur d’assumer la situation classe sociale aisée, si vous pouvez vous le permettre ! Ce système est un système de solidarité, les tarifs hauts compensent les plus bas et rendent ce séjour plus accessible pour tous·tes, merci .

Témoignages

Inscription

Merci de remplir le formulaire ci-dessous.

Nom
Je suis ok pour partager mes coordonnées aux autres participant.es pour l'organisation
Je m'engage à informer les intervenant.es en cas de difficultés physiques, psychiques en cours (épilepsie, diabète, dépression, crises d’angoisse, etc).
Désistement
En cas de désistement merci de prévenir le plus rapidement possible pour qu'on puisse transmettre ta place. Sauf pour motif grave justifié, en cas de désistement de ta part tu ne seras pas remboursé des arrhes. Si pour une raison extrême les organisatrices devaient annuler l'atelier, toutes les participant.es seront alors prévenues et remboursées de leurs arrhes.
Arrhes
Ton inscription sera validée lorsque tu auras remplie ce formulaire et fais le versement des arrhes d'un montant de 165€. Après l'envoi de ce formulaire, ta place sera réservée pendant 7 jours pendant lesquels tu pourras faire le virement. Une fois les deux étapes réalisées, ton inscription sera validée ! Tu recevras dans le mail de confirmation de bonne réception de ton formulaire le RIB pour pouvoir effectuer le virement.
Je reconnais avoir lu les informations d’inscription et les approuver en conscience
En m'inscrivant, je reconnais prendre la responsabilité de ma présence à l'activité : les ateliers du travail qui relie ne sont pas des thérapies. Chaque personne est responsable de sa stabilité psycho-émotionnelle : avant, pendant ou après l’atelier, il s’agit pour chaque personne de prendre en compte ses besoins, son état de santé mentale, son état émotionnel, et de se faire accompagner (médicalement, psychologiquement) en cas de besoin. En cas de doute, merci de nous contacter.
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